Lieux Muséologiques de l'Émigration

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les villes des Brésiliens  

 

 

Les lieux préférés des Brésiliens étaient les nouvelles villes (Vilas Novas), centres de la nouvelle administration libérale, et situées près des marchés ou au niveau de carrefours  importants, lieux de passage et circulation.

 

Ce fut là qu’ils reproduisirent les anciens parchemins des vielles racines ancestrales des fils de riches propriétaires; il bâtirent leurs maisons dans le centre ville, occupant un vaste terrain.  

 

Dans ces rues, places et placettes des villes, sont implantées, en plus des maisons privées, les équipements publics, sociaux et culturels, ainsi que des maisons de commerce (banques, bureaux d’assurances et de compagnies maritimes,...), le télégraphe et un bureau de poste.  

 

Les villes recevaient les nouvelles élites qui donnaient sens aux nouveaux idéaux politiques, et les Brésiliens commencèrent à occuper  des postes publics qui étaient préservés à l’aide de Constitutions, codes, lois et arrêtés municipaux.

 

Ainsi, naquirent des habitudes de descendance pour les postes de l’administration publique favorisant ceux qui vivaient de rentes et voyageaient fréquemment à Lisbonne ou Porto, y séjournant longtemps dans des hôtels ou dans leurs propres résidences.  

 

Simultanément, ils étaient présents à la tête des premiers clubs d’intérêt social, tels que les confréries locales.

 

Ils y discutaient les dernières nouvelles, parlaient politique et tissaient un réseau de stratégies de pouvoir.

   

Le Brésilien, qui venait d’une classe moyenne haute rurale, utilisait ses contacts cosmopolites du Brésil et de ses voyages dans les différentes capitales; il montrait un nouveau sens de l’urbanité  et incorporait le pouvoir symbolique légitime  qu’il apportait avec lui dans les villes de Minho.

Il fréquentait les casinos, les plages, les stations thermales, les cafés et les théâtres, ce qui lui donnait un statut social à part même dans ses loisirs.

Ces marques de succès étaient visibles dans les nouvelles formes de capital social, culturel et symbolique.